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L’histoire enseigne aux hommes la difficulté des grandes tâches et la lenteur des accomplissements, mais elle justifie l’invincible espoir.

Jean Jaures (1859-1914)

L’histoire du Cambodge est bourrée d’anecdotes à la fois tumultueuses, tragiques et heureuses… C’est au XIIIème siècle que l’on retrouve la puissance du peuple cambodgien à son apogée. Depuis le IXème siècle, de nombreux édifices sont pensés et construits par les bâtisseurs cambodgiens. C’est alors qu’Angkor, ancienne capitale de l’Empire khmer est établi par Jayavarman, dernier grand roi de cet empire. Mais le pays va connaitre plusieurs difficultés : au XIIeme siècle, l’empire englobe une grande partie de la Thaïlande, le Laos et une partie du Vietnam mais les luttes entre hindouistes et bouddhistes, entre môns, khmers et chams finissent par mener le royaume sur la pente du déclin.

Après la Seconde Guerre Mondiale, le roi Norodom Sihanouk négocie l’indépendance qui est accordée en 1953. Au XXème siècle, les Khmer rouges, cambodgiens maoïstes, créent un mouvement politique communiste. A partir de 1968, le parti communiste prend les armes et provoque un coup d’état qui coutera la vie à plus de 300 000 personnes. C’est en 1975, lorsque le pays rencontre des difficultés économiques qu’ils prennent le pouvoir : leurs dirigeants, Khieu Samphan, Ieng Sary, et Saloth Sar (Pol Pot) font régner un régime qui transforme le Cambodge en camp de travail forcé. Des exécutions massives se déroulent dans tout le pays, les principales personnes exécutées étant celles soupsonnées d’avoir soutenues l’ancien régime politique ou celles considérées comme intellectuelles (médecins, étudiants etc). Des centaines de milliers de Cambodgiens enrôlés dans les brigades du travail périssent aussi dans des conditions épouvantables. Ils sont directement enterrés dans les champs, les « Killing Fields » ou champs de mort. 

La terreur cesse lors de l’arrivée des troupes vietnamiennes, qui permettent l’arrêt du génocide et stabilisent la situation.
Le royaume s’installe enfin dans une période de paix, de reconstruction et de démocratisation. Il faudra cependant se montrer patient pour effacer ces nombreuses années d’horreur de la mémoire du peuple… En 1989 les forces vietnamiennes se retirent, Hun Sen est à la tête de l’État du Cambodge.

De nos jours, le Cambodge a retrouvé une certaine autonomie. Il rejoint l’ASEAN (Association of Southeast Asian Nations) en 1999, lui permettant de se développer et de s’assurer une stabilité politique. Les élections législatives de 2008 et de 2013 ont été remportées par le parti du peuple Cambodgien. Le premier ministre atuel se nomme Hun Sen. Le secteur touristique, l’agriculture et le textile représentent la majorité des ressources financières et permettent au pays de se faire un nom. Cependant son économie dépend encore de l’aide internationale. De nombreux trafics vers les pays voisins sont encore d’actualité et de nombreuses conséquences du massacre des khmers rouges pénalisent le développement du Cambodge dans plusieurs domaines.

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